Il y a des dénivelés dans ce projet. Du milieu marin à l’alpin, des rives boréales chez Joël Van Audenhaege aux ascensions septentrionales
chez Jean-Yves Camus. Des déclivités de pentes et de techniques.
Sur le terrain, en chemin, Émilie Salquèbre en randonneuse solitaire déambule à la rencontre photographique et à la recherche des passages du visible à l’invisible. D’un lyrisme post-apocalyptique chez Sandy Avignon, les étoffes font cortège, portant un deuil d’avance
et des signes auspicieux d’un futur antérieur en attente. Des substrats chez Sébastien Lacroix, d’interférences et d’intervalles intermittents d’autres rayonnements, d’autres accords et d’autres mesures, liens et réseaux, d’autres fréquences et d’autres ondes. La Neige rend aveugle est un projet elliptique, en déplacement, du tangible à l’intangible et retour. La nuit de quel oubli. À venir la nostalgie déjà de quel avenir. Antonio Guzmán